Multiplicateur et Quotient
Systèmes à un chiffre
Compteurs
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Compteurs

1820
1822-1848-1850
1856
1851
1851
1855-1858-...

 

I) L'index multiplicateur

A) T1822

Dès 1822, le multiplicateur est amélioré. Il est vrai que dans le brevet de 1820, le mécanisme semblait fragile et techniquement vétuste ...
Sous la direction de Devrine, un nouveau système est mis au point. Le multiplicateur est désormais linéaire. C'est en fait un curseur mobile (index) que l'on déplace sur une echelle de 0 à 9 (valeur du multiplicateur).
Sous le capot, l'index mobile est relié à une bague qui coulisse le long d'un axe carré. Cette bague est munie d'un bras métallique qui va venir buter sur des encoches qui sont pratiquées sur un cylindre un peu particulier....
Ce cylindre présente l'aspect d'un escalier à marches très courtes, tournant autour d'une colonne !
En fonction de la valeur du multiplicateur, le bras métallique va venir buter sur l'une des marches et stopper la machine.


Si par exemple le multiplicateur est placé à 8, l'opérateur, en tirant le cordon, fera faire huit tours aux cylindres, avant que ceux-ci ne soient stoppés par la huitième marche qui fait ici fonction de butée !

 

Comme le dit très justement Hoyau : " Toute la partie du mécanisme que nous venons de décrire est en quelque sorte indépendante de celle qui sert au calcul ; elle lui donne le mouvement et règle le nombre de tours nécessaire au cylindre F, pour effectuer l’opération qu’on désire ". / BSEIN, 1822, page ?

 

  
 
 

 

B) T1848 - T1850

Sur la machine de 1848, construite par Piolaine, le cylindre est taillée en spirale. L'axe sur lequel coulisse la bague est placé exactement à sa verticale ! Sous l'effet de cette vis sans fin, l'index multiplicateur revient progressivement à sa position initiale (0).


"A la gauche de ces cylindres est un autre cylindre taillé en spirale. Une fente taillée dans sa longueur permet à un bras conduit par un bouton, de régler le nombre de tours que les cylindres doivent faire ensemble pour représenter un des chiffres du multiplicateur"/ Brevet N° de 1849

 

 
 

 

C) T1850

Le principe reste le même sur le modèle T1850. On notera tout de même quelques aménagements de confort comme l'inscription sur la platine des valeurs complémentaires du multiplicateur et du quotient.
Rapidement, ce joli mécanisme sera abandonné ! Les modèles T1852 et T1856 n'en "bénéficieront" pas

Ah bon et pourquoi ??

Pour des raisons d'économie peut-être ! Et puis Thomas disait que l'opérateur pouvait facilement mémoriser la valeur du multiplicateur car il était déchargé de tout le reste !


Le problème réside aussi dans le fait que ce compteur "unique" donnait des valeurs partielles du multiplicateur et du quotient !
"Ce chiffre s'effaçait à chaque nouvelle opération partielle, et dans les divisions, par exemple, il fallait, après chacune de ces opérations, s'arrêter un moment pour prendre note du nombre de tours inscrits, à moins qu'on ne fût assez sûr de sa mémoire pour en conserver simplement le souvenir." / Sébert, 1879
L'arrivée en 1855 du compteur de tours (Cf Piano-arithmomètre) et son intégration quelques années plus tard sur les modèles de série rendront de toute manière ce système obsolète !


 
 
 
 
 
 

 

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2007