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Le mécanisme de retenue |
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I) Les machines de 1856 (T1856) et de 1858 (T1858)
Vers 1856, Thomas met au point une nouvelle machine comportant un système de retenue plus fiable. Pour éviter que le chariot ne se lève de manière intempestive du fait de la poussée verticale que les plans inclinés exercaient sur les leviers de retenue, on a vu que Thomas avait placé sur T1852 un crochet, qui, lors de la rotation des cylindres, en bloquait la levée.
Dans la nouvelle machine, la pièce à double plan incliné est remplacée par un plot d'acier carré, rivé sur chaque cadran, qui, en passant de 0 à 9 ou de 9 à 0, va exercer une pression non plus verticale, mais horizontale, sur une pièce intermédiaire, qu'on appelle équerre de retenue. Le tour est joué !
Les avantages sont considérables ! D'une part, la platine du cadran ne risque plus de se soulever du fait de la poussé horizontale que génère le plot d'acier. D'autre part, le crochet devient inutile et offre à l'opérateur toutes les options d'ouverture dont il pourrait avoir besoin en cas de blocage de la machine !
La machine change légèrement d'aspect : La platine des cadrans s'élargit. Ceci est dû au fait que l'équerre de retenue est très avancée par rapport à la place qu'occupait le levier (à poussée verticale) de T1852. Les roues dentées des cadrans sont donc plus éloignées et la largeur de la platine s'en trouve agrandie. Cette disposition heureuse permettra d'ailleurs vers 1858 d'y positionner les compteurs de tours ! L'inverseur de marche (commutateur) est légèrement relevé par rapport à la machine de 1852. C'est probablement la conséquence directe du nouveau système de retenue : l'éloignement des cadrans et des double pignons dentés a fait remonter le commutateur de quelques centimètres. Thomas a préféré modifier l'emplacement de son entaille plutôt que de revoir les composants de son inverseur ! C'est un question d'économie !
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2007